THIS IS INDIA

L’Inde, l'un des pays les plus peuplés du monde, est sans aucun doute aussi un des plus fascinants. On pense immédiatement à Gandhi, à mère Teresa, au Taj Mahal, au Gange, aux bidonvilles, etc. 

L’Inde, c’est aussi une culture incroyablement diversifiée, des classes sociales extrêmement opposées, une histoire sans pareille et, bien entendu, une nourriture complètement flamboyante ! 

Lorsque j’ai annoncé à mon entourage mon départ pour l’Inde, tout le monde croyait que je ne m’en sortirais pas vivant à cause des hôtels de toutes sortes, des animaux errant dans les rues et des  chauffeurs de tuk-tuk qui sont plus rapides que Michael Schumacher l’était au volant de sa F1 à travers les milliers de voitures, camions, vélos, charrettes et vaches... Croyez-moi: conduire à Montréal après l’Inde est un jeu d’enfant!

La plus grande peur de ma famille était que je ne mange pas à ma faim, et Dieu sait qu’elle est grande, cette faim! En Inde, les vaches sont sacrées, donc on ne les mange pas, et les porcs sont impurs puisqu’ils ingurgitent des déchets. Les gens les plus fortunés sont pratiquement tous végétariens et les seules viandes qu’ils peuvent consommer sont le poulet, l’agneau et le mouton. Me voilà averti.


LE PARADIS DES ÉPICES 

Une chose que les Indiens contrôlent, c’est le goût. On le sait depuis fort longtemps, ils aiment et connaissent les épices. Rappelons-nous que Christophe Colomb a d’ailleurs découvert l’Amérique grâce à ces dernières, car il cherchait un chemin plus court vers l’Inde. Et nous aimons tous autant le BBQ grâce à ces fameuses épices. 

Le mélange d’épices le plus utilisé, avec lequel les Indiens préparent les viandes qui seront cuites au tandoor (ce four en terre cuite en forme de jarre), est constitué de coriandre, chili, ail, turmeric cassia, cumin, poivre blanc et noir, fenouil, sel de moutarde, gingembre, cardamome et safran. Il en résulte un masala, ce qui signifie tout simplement un mélange puisqu’il est le plus commun en Inde. Ce masala apprête les viandes, mais aussi les légumes, le fromage et même le thé. 

Au menu indien, le paneer — qui ressemble à un gros morceau de fromage cottage — fait partie intégrante des repas végétariens grillés dans le tandoor. On le sert aussi avec de la sauce tomate, farci dans un pain naan (tellement bon malgré les calories !) ou avec de la sauce à la menthe (pas ma version préférée). 

Mon favori ? Le poulet cuit mariné dans un mélange d’huile, d’épices masala et cuit au tandoor. Une fois pénétrée dans la chair, la marinade donne un goût incroyable et la chaleur intense du tandoor rend le poulet succulent et extrêmement tendre.

On cuit aussi le fameux pain naan dans le tandoor. La technique de cuisson est impressionnante. Le pitmaster indien va faire grimper la température du four au maximum avant de coller la pâte directement sur les parois intérieures. La pâte va ainsi être saisie et gonfler parfaitement en plus de prendre légèrement le goût du bois qui sert de «combustion» au fond du tandoor. Il utilisera ensuite une longue tige avec un crochet pour retirer le naan de la paroi extrêmement chaude. On peut ensuite le servir tel quel ou lui ajouter du beurre pour encore plus de goût (et de calories !). Pour ma part, je le préfère garni de poulet, de paneer, de légumes grillés, de riz et de beaucoup de sauce! Une recette qui n’est pas très «Montignac», je l’admets, mais, pour le goût, l’objectif est atteint! 


UN PAYS DE CONTRASTES 

J’ai mangé de tout en Inde. Le pays s’occidentalise et les McDo, Subway, KFC, Dominos et Pizza Hut de ce monde sont implantés dans les plus grandes villes. Les grandes chaînes d’hôtel aussi y sont et, grâce aux points Air Miles, j’ai pu dormir au Hilton d'Agra avec vue sur le Taj Mahal, les pieds dans la piscine à débordement pendant que je mangeais un délicieux burger de filet mignon avec bacon... Bien entendu, je m’étais assuré au préalable auprès du serveur que la viande de la boulette n’était pas du «beef» mais bien du «Buffalo». Je n’ai pas osé lui dire que c’était pas mal la même affaire pour éviter de l’offenser dans sa croyance que la vache est sacrée... En fait, pour moi aussi, le bœuf est sacré : il est «sacrément» délicieux cuit sur le gril! 

Donc, pour revenir à l’histoire, pendant que je mangeais un burger de «Buffalo» avec du bacon de porc «importé» (comme je le disais plus tôt, je ne voudrais pas manger du porc indien, car sa nourriture principale est «la poubelle»), je pouvais voir une vache sacrée assise au milieu de la rue et des centaines de voiture la contourner sans même qu’elle bronche. Que de contrastes ! 

Le voyage m’a fait découvrir différentes tables : d’un guesthouse sympathique appartenant à une superfamille fière et accueillante servant des plats indiens typiques jusqu’aux mets américanisés d’un hôtel cinq étoiles construit il y a à peine deux mois. 

Au moment d’écrire ces lignes, je suis dans un train en direction de Varhanasi, entouré d’Indiens qui ronflent à pleins poumons après s’être empiffrés de crêpes-galettes de patate et de purée de pois auxquelles j’aurais volontiers goûté s’il y en avait eu plus. L’Inde, c’est bien des expériences enivrantes, et l’important est de profiter de chaque moment.

Merci

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