Dépêchez-vous d’en profiter Rabais de feu sur les BBQ Napoleon

Prendre la route à Honolulu

Si vous êtes le genre de personne à être mal à l’aise sur l'autoroute 20, ou que vous aimez l'accélération rapide de votre coupé-sport, les routes d'Hawaii ne seront probablement pas votre tasse de thé. Les virages serrés, les angles morts et les rues étroites font partie du quotidien. 

Pour le voyage, nous avions réservé une voiture pouvant contenir 7 passagers de style fourgonnette et seulement en demandant au préposé de la compagnie de location (probablement avec l’air convaincu et décontracté de Max) on nous a équipés d'un VUS 7 passager version allongée. 

Pas d'arrêt

Aussitôt sorti du stationnement on réalise qu'il n'y a aucun arrêt-stop. Ils sont remplacés par des panneaux piétonniers. Les arrêts sont seulement nécessaires lorsqu'il y a des piétons, mais presque aucun panneau rouge en vue. On peut rouler plusieurs dizaines de kilomètres avant d'en voir un. C'est pour cette raison que nous n'avons pas vraiment rencontré de trafic sur l’île d'Oahu. La circulation est fluide, mais les limites de vitesse varient entre 15 et 45 miles à l'heure. On n’arrête pas, mais on ne roule pas vite. Mais il y a une raison.... Les rues sont très étroites et sinueuses partout. 

Le problème vient du fait que tout le monde veut avoir sa maison ou son commerce avec la meilleure vue du monde. Moi aussi j'aimerais que ma fenêtre au travail soi sur un bleu océan. 

Donc d'un côté, il y a l'eau et de l'autre les bâtiments. Sur la totalité de la route périphérique. Les rues longent l'océan, mais aucun garde-fou ne vous sépare de la mer. L'avantage c'est que sans jamais tourner on peut littéralement explorer la moitié de l’île.

Chaque restaurant, chaque boutique, chaque maison et commerce se partagent le peu d'espace que cette île a à offrir en bordure de l'eau. 

Le matin on prenait la route. En sortant de la cour, nous nous sommes dirigés vers le nord. Sans s'arrêter, on peut se rendre jusqu'au bout de l’île en plus ou moins une heure. Mais il nous en a pris 12 puisque nous nous sommes arrêtés à tout ce dont l’île avait à offrir : les plages, les casse-croutes, les restos, les food-trucks, les parcs, les boutiques, etc.  Une vague a même emporté mes lunettes à 11:00 et à 12:00 j'avais déjà ma nouvelle paire. Tout est près de tout. Tout est tissé serré. On peut voir que beaucoup de gens ont vendu leur cour arrière pour permettre a quelqu'un d'autre d'avoir une maison sur le bord de l'océan. La majorité des gens ont de très petits terrains. 

Paysages captivants

Les stationnements sont conçus pour des véhicules compacts, mais la plupart des gens ont des camions intermédiaires. Pour aider à la situation, je conduisais le VUS le plus long disponible sur le marché. Je devenais légèrement agressif quand venait le temps de trouver du stationnement. Par contre, une fois stationné à un endroit stratégique, on pouvait explorer à quelques pas de là un magasin général, un «shaved ice» shop, plusieurs restos et food-trucks, des magasins de surf et une boutique de tatouage opérée par des natifs de l'endroit. Nous avons passé trois heures à explorer moins de 500 mètres de rue. Beaucoup à voir, à goûter et à sentir. 

Un autre «problème» de l’île a été les paysages. Ils sont trop beaux, captivants et hypnotisants. Il fallait garder les yeux sur la route malgré la vue des montagnes grandioses et des paysages spectaculaires. Les arbres verts éclatants de santé avec des formes telles qu'on le voit dans le Roi Lion. 

Gardez l'oeil ouvert aussi à la faune. Aucun ours ou cerf ici. Par contre, des centaines et des centaines de poules sauvages qui courent littéralement partout dans les rues, les parcs et les stationnements et qui ne sont pas vraiment stressées par la vie donc attendez qu'elles vous laissent la route! 

Nous avons rencontré des tortues, des canards, des poules, des cochons, un âne, des chevaux, des chiens et des chats. Tous en liberté et qui marchaient comme bon leur semblaient au beau milieu de la route. Soyez patients. Les gens ici le sont clairement plus que la plupart des gens. «Aloha is a lifestyle» et ce n’est pas faux. Lorsque vous attendez pour traverser la rue les gens arrêteront volontiers sans que vous ayez à signaler vos intentions et ils vous laisseront passer. Étant donné qu'il y a très peu d'arrêts, les gens s'arrêteront aussi simplement pour laisser une voiture tourner devant eux, même s'ils ne sont absolument pas obligés de le faire.

Si vous voulez vraiment apprécier votre tour de l'île en voiture, ne conduisez pas! 

Photographie

L'objectif de venir à Hawaii était évidemment d'échapper à l'hiver québécois en laissant nos amis et la famille déneiger notre entrée. Lorsque nous sommes arrivés, on a réalisé que la température, par hasard, était parfaite pour filmer des chroniques BBQ! Le hasard fait bien les choses. 

Notre photographe, Zach, est définitivement un passionné de la photo. À chaque minute on l'entendait dire à quel point il aimerait immortaliser cette montagne ou cet arbre avec son «kodak». Il était vraiment impatient de commencer à travailler. Je peux le comprendre, c'est tellement beau qu'il faut y être pour y croire. Les montagnes sont intimidantes. Presque mystérieuses. Et le gazon, plus vert que chez votre voisin. 

Nous sommes arrivés avec beaucoup d'équipements. Quatre appareils photo, 5 objectifs différents et un drone ultra performant avec des capacités de filmer en 4K. 

Nous avons pu filmer nos prouesses BBQ tels que le cochon au bord de la mer, des tacos aux poissons locaux et un poulet Huli Huli. Nous avons vraiment réussi à capturer l'esprit du BBQ et du lifestyle d'Hawaii. Dans tous les cas, je me plais à le croire, vous m'en donnerez des nouvelles. Je suis convaincu que vous en baverez. 

Je pratique moi-même la photographie amateur à mes heures et Zach m'a appris plusieurs trucs très intéressants sur les focus, la lumière, les filtres et les styles d'objectifs. J'ai réussi à prendre plusieurs photos don je suis assez fier. J'espère en voir au moins l'une d'elle dans notre magazine. 

Golf

Nous avons aussi profité de notre présence à Hawaii avec un photographe pour nous prendre en pleine action au paintball et au golf. Vous verrez, j'ai l'air d'un sportif de haut-niveau. Mais seulement en photo. Le terrain de paintball était lui même régulier. Par contre, l’endroit où il se situe en fait une attraction spectaculaire. À l'intérieur d'une base militaire américaine, il fallait être américain pour y accéder. JP nous à négocié de se faire endosser par un militaire sur place, pour que nous puissions jouer. Le terrain se trouve au bout d'une ancienne piste d'atterrissage de la 2e Guerre mondiale, sur la base américaine, à Hawaii. Nos adversaires étaient tous des marines en congé. Ils étaient tout de même impressionnés de nos performances pour des novices. Très accueillants, ils nous ont même permis de faire quelques parties juste entre nous. 

Notre partie de golf a aussi été une super activité. Nous avons utilisé le drone au maximum pour voir le panorama à couper le souffle que l'on avait lorsqu'on se déplaçait en cart. L'objectif 4K nous a permis de voir les moindres détails même en étant à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de nos têtes.  Mais mon utilisation préférée du drone a été lorsque nous avons filmé notre 2e chalet, au bord de la mer. Je ne suis pas du genre à me vanter, mais vous en serez jaloux. C'est une promesse. 

Comme la plupart n’auront pas la chance d’avoir avec eux un photographe professionnel lors de votre voyage, je vous suggère fortement un bon appareil photo et surtout, lisez le guide qui vient avec. Vous ne le regretterez pas, vous souvenirs en dépendent! 

Chutes sacrées

Les 4 premières nuits, nous sommes restés au Ranch Tradewinds. Un très bel endroit, très grand. Un site de plusieurs chalets comprenant un champ de tir, une étable, un étang, une salle de jeux, des pâturages pour les chevaux et leurs propres maisons. 

Les animaux étaient en semi-liberté sur le ranch. Une grande clôture faisait le tour du terrain et permettait de laisser les enclos ouverts pour que les animaux puissent circuler comme bon leur semble. À chaque matin on devait attendre après un âne ou un canard pour nous laisser la voie libre sur le petit chemin de terre. 

Une des choses les plus intéressantes à cet endroit étaient les voisins. Un centre de méditation géré par des moines, mais surtout, Kaliuwa‘a, la chute sacrée. J’aime penser que les moines en sont les gardiens. 

Les chutes sacrées ont été nommées en l'honneur d'un demi-dieu, Kamapua‘a. Il était très déplaisant auprès des habitants de l'île et pillait leurs réserves de sucre de canne et de patates douces. Un jour, les habitants en ont eu assez de lui et ont voulu le chasser hors de l'île. Il se réfugia dans la forêt où il commença à fabriquer un canot pour s'échapper. La légende veut que lorsque les citoyens l'eut trouvé en train de préparer sa fuite, ils l'ont empêché de terminer son bateau et il du s’enfuir. Ce fut la dernière fois qu'ils le virent. Le canot incomplet aurait eu une fuite qui aurait créé les chutes. 

J'aimerais vous dire que ces chutes étaient superbes, mais nous n'avons pas pu les voir. En 1999, il y a eu un glissement de terrain, le dimanche de la fête des Mères. Plus de 30 personnes ont été gravement blessées et 8 personnes ont perdu la vie. 

Les familles des victimes on fait un recours contre l'État d'Hawaii, car il n'avait  pas pu assurer la sécurité des visiteurs. Depuis, le site est fermé à tous les visiteurs et il est strictement illégal d'y entrer. On pouvait sentir l'indignation des locaux quand on leur a demandé si c'était possible d'y aller et si ça en valait le coup. C'est quand même la plus grande tragédie que cette île n'eut jamais connue.

Un matin, nous sommes allés rencontrer un des moines qui nous a encore dit qu'il était irrespectueux et très dangereux d'y aller. Nous lui avons demandé alors si on pouvait faire voler notre drone avec peut-être l'espoir d'apercevoir la chute. Le Moine nous a gentiment indiqué un endroit vaste non loin de là où on pourrait prendre notre temps et essayer de voir la chute.

Après plusieurs minutes de vol, le drone s'est mis à mal réagir aux commandes, mais il fonctionnait quand même. Plus tard, il s'est arrêté en plein vol et a commencé à revenir vers nous. Notre cameraman ne savait pas ce qui pouvait causer cela. Quand le drone est revenu au-dessus de nos têtes, il a commencé à descendre pour se poser. Impossible de le déplacer avec la télécommande. Il a fallu reculer le camion parce qu'il allait se poser directement sur le capot. 

On s'est dit que le demi-dieu en avait eu assez des touristes et qu'il a décidé de nous renvoyer le drone.

Merci

Un membre de notre équipe vous répondra dans les 24 à 48 heures ouvrables.