Client Vedette d'octobre: Entrevue avec un chasseur

Notre client vedette du mois d’octobre est un fier chasseur dont la passion dévorante se ressent dès les premiers échanges. Peu de personnes parlent avec autant d’amour pour la nature et pour les animaux que Bruno Lamarche le fait.

 

À quel âge avez-vous commencé la chasse ?

 J’ai commencé la chasse vers la trentaine. Mon père était un très bon chasseur, et il chassait chaque année. Cela ne m’intéressait pas au début, puis j’ai commencé un jour avec mon père grâce à un permis de parrainage. C’est comme ça que ça a commencé.

 

Comment cette passion vous est-elle venue pour la chasse ?

 Mon grand-père était un grand chasseur qui partait tous les jours en forêt pour chasser. À l’époque, il vivait du tannage et nourrissait la famille grâce à la chasse donc c’était une pratique très importante.  Non pas seulement un loisir. Puis, mon père m’a transmis cette passion par la suite. Malheureusement, il est décédé peu de temps après. La chasse est alors devenue une manière de lui rendre hommage. Je chasse avec son âme, c’est devenu une tradition chaque année désormais.

 

Avec quelle arme chassez-vous?

 Je chasse à l’arme à feu. Je n’aime pas chasser à l’arbalète car je trouve que l’animal souffre trop, c’est barbare. Si je ne suis pas sûr de mon coup, je préfère ne pas tirer puisque je respecte l’animal.

J’utilise un calibre 270 qui est toujours populaire pour le chevreuil. L’important est d’être à l’aise avec son arme car c’est un outil très dangereux. Il faut donc savoir la manier à la perfection et ne pas en avoir peur. Personnellement, je trouve qu’avoir un bon télescope est important, mais vous n’êtes pas obligé d’avoir des graduations.

 

Quelle sorte de chasse pratiquez-vous?

 Je ne pratique pas la chasse en battue. J’essaie d’observer les couloirs naturels des gibiers grâce à des caméras et je me poste à des endroits stratégiques. Dans le bois, je préfère le tir à courte distance, mais je fais également de la compétition sur du tir longue distance. À côté de ça, je vais régulièrement aux États-Unis pour participer à des compétitions de tir de précision longue distance (PRS : Precision Rifle Shooting).

 

Quel gibier chassez-vous?

 Je chasse le cerf de Virginie, j’adore ça. Et l’hiver je chasse parfois le loup.

 

Quel gibier rêvez-vous de chasser?

 J’ai très envie de chasser l’orignal dans le Grand Nord, en Alaska. Dans le Nord-Ouest, c’est le meilleur endroit pour trouver des orignaux de grande taille. Mais c’est un gros budget pour se rendre là-bas et pouvoir y chasser plus d’une semaine, donc j’économise pour cela. Chasser les chèvres de montagne est aussi quelque chose qui m’intéresse beaucoup.

 

Comment avez-vous fait pour passer le permis de chasse?

 J’ai pris le cours de maniement d’armes, qui est un cours de deux jours. Le premier jour est plutôt théorique et nous permet d’avoir notre permis de possession-acquisition. Le deuxième jour, nous partons dans la nature afin de vérifier que nous sommes sécuritaires avec une arme à feu.

 

Quel type de munitions utilisez-vous?

 Je fabrique mes munitions moi-même car, avec le sport que je fais (ndlr. tir longue distance), j’ai besoin d’énormément de munitions à l’année. J’ai commencé avec les munitions commerciales qui sont très bien lorsque l’on a besoin de plus petites quantités.

 

Quel équipement vous est indispensable pour partir à la chasse?

 Lorsque je pars à la chasse, j’essaie le plus possible de voyager léger. Je prends mon arme et mes munitions. Un habillement chaud et confortable est indispensable, mais il ne doit pas faire de bruit pour ne pas alerter le gibier. Je prends seulement un couteau en plus. Avec ma voiture, je me gare à 500 mètres de l’endroit où je chasse, et je place à l’intérieur tout ce dont j’ai besoin.

 

Avez-vous un chasseur comme référence? Et pourquoi?

 Je suis beaucoup ce que fait Jim Shockey qui chasse tout autour du monde et que je trouve très intéressant. Il possède un camp de chasse dans le Nord. Sa fille Eva Shockey est chasseuse aussi.

 

Qui vous accompagne habituellement à la chasse ?

 Je pars à la chasse avec mon oncle, on chasse principalement que tous les deux. C’est un plaisir et une tradition que l’on garde. Mon oncle chassait avec mon père.

 

À quel endroit chassez-vous ?

 Je chasse en Montérégie, près de Saint-Alphonse. Avec mon oncle, nous préparons nos places d’une année à l’autre, nous sommes en mode surveillance pour ne pas déranger les habitudes des gibiers.

 

Combien de fois y allez-vous pendant la saison ?

Je chasse les deux semaines de novembre lors de la période de chasse.

 

Votre pire coup comme chasseur ? Et votre meilleur coup ?

 Je m’arrange pour ne pas avoir de pire coup (rires). Mon meilleur coup, je l’ai attrapé l’année de la mort de mon père. Un chevreuil magnifique, il arrive devant moi à parfaite distance pour que je puisse le tirer. Comme si mon père me l’avait amené. C’était seulement après deux heures de chasse. Le plus beau moment de chasse que j’ai eu jusqu’à présent.

Les pires coups sont les gibiers que tu ne pognes pas (rires). J’essaie de passer de bons moments même si je reviens sans rien. C’est un moment pour s’évader, ne penser à rien d’autre, je prends le temps de relaxer.

 

Une recette de cuisine au BBQ à nous partager ?

 Je n’ai pas encore vraiment de recette, mais j’ai eu la piqure avec votre cours BBQ 101 au mois de mai dernier. J’étais amateur et je ne connaissais pas grand-chose au BBQ. Je suis un aventurier donc j’ai essayé plusieurs choses mais ça ne marchait jamais comme je l’espérais. Grâce à ce cours, j’arrive enfin à m’amuser sur mon BBQ et faire de bons plats. Mon père faisait des cochons sur la braise, j’adorais ça et c’était un beau moyen de se rassembler en famille.

 

Que cuisinez-vous en général sur votre BBQ ?

 Généralement je cuisine du poulet, mais aussi du porc, ou encore du bœuf. J’ai commencé les légumes cette année. J’essaie un peu de tout, j’explore beaucoup de choses.

 

Comment pensez-vous rallier votre passion de la chasse au BBQ ?

 Je compte cuisiner le chevreuil sur mon BBQ. C’est une viande maigre avec une goût de sapinage. Je suis impatient de pouvoir m’essayer à de nouvelles recettes avec la viande de chasse.

 Pour les accompagnements je ne sais pas encore. De nouvelles idées sont les bienvenues (rires).

 Merci à Bruno Lamarche pour ce beau témoignage sur sa passion pour la chasse et celle, naissante, pour le BBQ.

 Pour terminer, nous vous proposons une recette d’orignal sur le BBQ. C’est parti, à vos BBQ !

 

PRÉPARATION

10 minutes

 

CUISSON

4 heures

 

TOTAL

4 heures 10 minutes

 

PORTION(S)

6 portions

 

INGRÉDIENTS

- 1 rôti d'orignal, caribou ou cerf

- épices Rub pour gibier style ''Venison'' de Oakridge BBQ

 

Injection :

 80g de beurre

90ml de bourbon Jim Beam

 

PRÉPARATION

 

ÉTAPE 1

Commencer par frotter votre rôti avec votre mélange d’épices favori, puis replacer-le au réfrigérateur. Les épices Montréal sont excellentes pour cela, elles laisseront plus de place aux saveurs du bourbon qui sera injecté. On peut aussi y aller avec les épices Argentina, qui auront une saveur plus herbale se mariant à merveille avec le bourbon. Sinon, les épices California rehausseront les saveurs naturelles du gibier avec leurs arômes de fines herbes.

 

ÉTAPE 2

Dans une petite poêle, faites chauffer à feu doux le beurre et incorporer le bourbon, en brassant lentement, jusqu'à ce qu'il soit complètement mélangé, puis retirer du feu. Laisser refroidir dans l’injecterminateur BBQ Québec jusqu'à ce que le beurre soit tiède, juste avant qu'il ne fige.

 

ÉTAPE 3

 Injecter votre viande du beurre de bourbon. En entrant dans la viande, le beurre descendra en température, ce qui le fera figer dans celle-ci.

 

ÉTAPE 4

 Préchauffer le barbecue entre 225 °F et 275 °F avec une zone de cuisson indirecte. Placer le rôti dans cette zone indirecte et laisser cuire jusqu'à la température interne désirée. Selon la grosseur de la pièce de viande, la température du barbecue et la cuisson désirée, la durée sera de 1 à 12 heures. Pour une cuisson saignante, visez 130 °F, une viande rosée 140 °F, et une viande bien cuite 160 °F.

 

ÉTAPE 5

 Trancher des cubes, effilocher le rôti ou couper-le en tranches, au choix.

 

NOTES:

 Cette recette nécessite une seringue pour injecter la viande. Nous vous conseillons l’injecterminateur avec trois embouts de tailles différentes permettant l’injection de marinades plus ou moins liquides.

Peu importe comment vous le servirez, vos invités en raffoleront!

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